From Phnom Penh With Love

March 27, 2018

Du 10  au 13 mars (depuis Siem Reap)

Et

Du 25 au 27 mars (depuis Kampot)

 

 

C’est donc « le bus de la maternité » qui avait la lourde tâche de nous arracher à Siem Reap afin de nous conduire dans la vrombissante capitale cambodgienne !

 

Comme souvent dans les bus VIP // LUXE // EXPRESS, les touristes que nous sommes et qui paient le prix fort entrent en premier aux places qui leurs sont réservées. Le premier arrêt n’a ensuite généralement lieu que quelques petits mètres plus loin pour faire le plein de locaux que l’on place en fonction de leur arrivée sur les derniers sièges vides ou sur des tabourets en milieu d’allée voire à côté d’Adèle quand ils estiment qu’elle est toute petite et qu’elle ne remplit pas tout son siège...

 

 Ici, ce sera tout particulier car ce premier arrêt a lieu à la maternité de Siem Reap pour embarquer « l’armée pyjama » ; ces (trop) jeunes filles accompagnées de leur mère et vêtues d’un confortable deux pièces en flanelle, gros bonnet de laine vissé sur la tête par 35 degrés et tenant dans leurs bras, leur tout petit bébé.
Le premier contact de ces nouveaux nés avec le monde extérieur aura donc lieu dans la chaleur et la moiteur d’un vieux bus recrachant plus de microbes et de bactéries que d’air climatisé par ses bouches de ventilation ! Entre les trop nombreuses pauses ravitaillement à même le bus auxquelles nous nous sommes habituées, nous égrènerons ces curieux trios les uns après les autres dans la banlieue plus ou moins éloignée de Siem Reap avant de rejoindre notre destination finale : Phnom Penh.

 

 

Lorsque nous arrivons aux abords de la capitale avec pratiquement une heure de retard, nous ne nous faisons plus aucune illusion : pour le pick-up service de l’hôtel à la Bus Station, c’est mort !

Après une heure de plus passée dans les bouchons de la capitale, on en est maintenant certain et notre apriori général sur la ville commence à sérieusement virer au négatif.

 

Puis très vite… tout change ! Un pied par terre à la sortie du bus et … «  Rachana Hostel / Mr Driessens » … un tout petit panneau pour un tout petit hôtel mais digne d’un accueil 5 étoiles ! Et oui… notre tuk-tuk driver a patiemment attendu que nous arrivions et nous voici donc assis pour 3 kilomètres rafraichissant alors que le soleil se couche lentement et que nous découvrons les rues de Phnom-Penh… Bizarrement et contrairement à beaucoup de choses lues, nous, on trouve ça propre, plutôt calme et étonnement vert ! Rares sont les rues dans lesquelles on ne retrouve pas une rangée d’arbres et le nombre d’espaces ouverts est impressionnant pour une ville de cette ampleur.

 

Nous passions donc 3 jours complets à Phnom Penh avec un seul objectif en tête : obtenir nos visa chinois… Si l’agent administratif fait perdre le calme et toutes les illusions de Stéphane en moins de 3 minutes, nous relativisons rapidement. Nous nous résignons à renouveler notre demande une fois au Vietnam – après tout, nous n’avons pas vraiment le choix – et décidons que cette expérience ne rompra pas le charme ! Nous nous laissons envoûter par la capitale et tout ce qu'elle peut nous offrir. Nous tombons amoureux: Phnom Penh est un coup de coeur. <3 <3 <3 

 

 Avec toujours autant de plaisir, nous passons d’un marché à l’autre (oui, très cher lecteur attentif, encore un marché… un de plus… avant les nombreux autres à venir).

 

Le marché russe avec son quadrillage strict, ses nombreux produits de luxe à prix dérisoires (Toi aussi achète un sac Louis Vuitton pour 4 dollars… Quoi il manque un T ? Bah… personne ne le remarquera...) ou encore son étonnante section mécanique grâce à laquelle il doit y avoir moyen, au bas mot, de remonter plus de 10.000 vélomoteurs pièce pour pièce.

 

Vient ensuite le marché central avec son architecture en coquille d’escargots et sa « pièce centrale » circulaire qui, à la tombée du jour, laisse filtrer une très jolie lumière.

Pour nous chaque marché est synonyme de nouvelles découvertes. Les étals, les spécialités qui varient d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre ! Mais surtout, ce que nous aimons c’est les rencontres. Partager un souriant « Helloooooo » ou, mieux, un « Sous Dai » avec les vendeuses qui sont bien souvent hilares de croiser deux enfants européens. À chaque fois, on a l’impression d’être la première famille voyageuse à traverser les allées du marché !

 

 

Visiter l’Asie et découvrir ses pratiques, c’est aussi prendre conscience de la chance qu’on a… le congé du dimanche n’est ici qu’un mirage. Ici, on travaille les 7 jours de la semaine.

Inlassablement, ces femmes installent leurs stands aux alentours de 5h du matin (voire plus tôt) et le démontent entièrement à la tombée du jour. Ici, elles ont à peine accouché qu’elles retournent sur le marché, au boulot, avec leur nourrisson sous le bras, en le berçant entre deux coups de hache énergiquement donnés sur un porc entier ou encore en l’allaitant en pesant des saucisses.

Des moments émouvants pour mon petit cœur de maman qui se serre fort, des moments qui nous font comprendre aussi que nous sommes de très gros privilégiés.

 

Ici, après Siem Reap où les filles se sont retrouvées confrontées aux blessés de guerre, les voici découvrant le travail des enfants. Ils sont nombreux les petits cambodgiens à délaisser les bancs d’école en faveur de quelques riels qu’ils peuvent gagner en travaillant dans la rue, en aidant leurs parents sur le marché ou en mendiant, tout simplement.

 

 

« Mais maman, ils sont trop jolis leurs ballons, on peut leur en acheter comme ça ils deviendront riches ! »

Encore une fois, trouver les mots juste pour leur expliquer que non… ils ne deviendront pas riche en vendant des ballons aux touristes. Que si on faisait ça, il y aurait encore plus d’enfants dans la rue, que ça les encouragerait à ne pas aller à l’école et que donc, au final, il y aurait encore plus de pauvreté…

Tant de choses qui ne sont pas très facile à comprendre quand on n’a que 5 ou 7 ans.

 

Et oui, l’Asie, ce n’est pas que le soleil, les jolies plages et les sites historiques magnifiques ! C’est aussi découvrir que pour une grande majorité d’habitants, la réalité de vie est bien différente de la nôtre et que c’est plutôt bien d’en être conscients.

 

Enfin, et pour terminer sur une note plus légère, Phnom Penh marque aussi l’arrivée tant attendue des cheveux courts d’Adèle. Après un an et demi de demande insistante, nous avons fini par craquer… et y sommes finalement toutes passées !

3 coupes de cheveux et 10 euros plus tard, on ne se souvient déjà plus de la tête qu’elle avait avant…

 

Voyager, c’est changer !

 

 

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