Hoï An - Bienvenue au Vietnam

April 7, 2018

Du 02 au 07 avril

 

 

Nous voici donc au Vietnam !

C’est bizarre mais à chaque fois que je commence un poste, j’ai envie de relater pendant des lignes et des lignes notre trajet. Presque comme s’il était le seul à me laisser des souvenirs remarquables… Après tout, la route fait partie de l’aventure et c’est souvent dans ces moments qu’on découvre de véritables et authentiques tranches de vie. L’itinéraire pour Hoï An (en deux jours avec escale à Pleiku) ne sera pas l’exception à la règle. Entre trois improbables retraités polonais ne parlant pas un mot (correct) d’anglais et s’amusant à coller des petits drapeaux à leurs couleurs partout où ils le pouvaient (de la porte du bus aux murs du poste frontière), les coqs (clandestins ?) que l’on transporte sous nos sièges dans de petits paniers en osier ou encore le vietnamien qui tombe raide devant nous victime d’une crise d’épilepsie en plein contrôle d’identité par le douanier… On peut affirmer que le voyage fut assez animé !

 

Si Pleiku ne fut pour nous qu’une ville étape, histoire de ne pas faire 20 heures de bus sur la même journée, ce fut tout de même l’occasion de découvrir pour la première fois les Vietnamiens que nombreux nous avaient vendus comme étant des gens très froids et bien moins souriants que les cambodgiens et les Laos.

 

Surprise donc puisque les premières rencontres sont marquées de gentillesse et de générosité. A force d’être préparé au pire, tu ne peux qu’être positivement surpris ! En tous les cas, une chose est certaine, ce n’est pas ici qu’Adèle mourra de faim ! « Oh la jolie petite filles, tiens, voici des mangues. » // «  oh et puis tiens, voici aussi des pommes ! » //  « tu ne préfèrerais pas des chiques (ndlr : on dit bonbon en France, mais nous on est liégeois !) ? ou tiens, voilà des crackers ! » et dire que nous ne sommes là que depuis un couple d’heures…

Notre aimable hôtesse (qu’au passage on recommande vivement si d’aventure vous deviez passer par Pleiku) se propose de réserver notre bus pour Danang pour le lendemain matin et de s’occuper de tout y compris du réveil (pickup aux alentours de 6h00 pour un bus qui ne démarre qu’à 07h30 à environ 1km à vol d’oiseau de l’hôtel). Un peu surpris, nous nous laissons faire puisqu’il semblerait qu’en tout Vietnamien, une âme de tour-opérateur sommeille…

 

Nous voici donc dans notre bus-couchette en plein jour, installés pour ce qui devait être 7h00 de trajet mais qui se transformeront en… quasiment 11h00 d’enfer…

Malgré cette forme d’habitude du retard et de l’inattendu que nos expériences de ces derniers mois ont permis de forger, nous en finirions par nous arracher les cheveux. « Chauffeur, je voudrais fumer une cigarette ! » - Pause ! // « Chauffeur, je voudrais faire pipi ! » - Pause ! // « Chauffeur, j’ai oublié de fumer une cigarette quand tu t’es arrêté il y a 5 minutes » - Pause ! // « Chauffeur, finalement, tu me déposerais bien chez moi ? » - Pause ! « Chauffeur, j’ai faim » - Pause !

 

Et cette pause-là, fut en soit une drôle d’expérience. Seuls étrangers au départ de Pleiku, nous avons donc fait une pause repas avec 3 autres bus remplis de vietnamiens, dans un espèce de hangar-cuisine. Si après une improbable pause pipi, nous avons d’abord eu l’idée de nous asseoir en attendant une éventuelle proposition de menu, nous nous sommes vite relevés. En effet, ici, c’est cantine ! Chacun prend son assiette et mange ce qu’on lui donne : du riz, des œufs, des légumes, un bouillon et un indéfinissable ragoûts que ni moi ni les filles n’osons toucher… Enfin, nous repartons terminer notre journée de voyage par « une tournée de laitier », nous arrêtant quasiment tous les 50 mètres afin de déposer l’un ou l’autre de nos compagnons de bus… à son domicile… Vive l’express-bus VIP !!!

 

 

C’est passablement énervés et fatigués que nous arrivons à Danang. Heureusement, notre pickup service nous a attendu et nous rejoignons donc Hoï An en voiture privée, laissant derrière nous des kilomètres de Resorts de taille pharaonique pour rejoindre notre jolie guesthouse (la Minh Phat Homestay) à quelques pas du vieux quartier aux alentours de 19h00… Quelle journée !

 

Alors oui, Hoi An, c’est noir de touriste. Mais en faisant abstraction, Hoï An n’en reste pas moins fabuleuse ! Artistique ! Envoutante ! Mystérieuse ! Poétique ! Attirante ! Délicieuse ! Magique ! Attachante ! Je pourrais aligner les qualificatifs sur des pages entières mais… Hoï An les mérite (puis… c’est 2 pages A4 maximum hors photo le blog ;-) ).

 

Au détour d’une première balade nocturne, c’est d’abord la quiétude d’un centre-ville réservé aux piétons la majeure partie de la journée qui t’agrippe. Après 3 mois en Asie, c’est un confort remarquable. Et même si d’une rue calme et peu fréquentée, tu passes à une affluence touristique massive en bord de fleuve, tu te laisses embarquer non pas par les rabatteurs qui proposent de demi-heure de jonque à prix d’or mais par la magie de ces milliers de « Lanternes de Hoï An » (Marque déposée… si, si, si…promis) balançant leur chaude et colorée lumière devant chaque façade, sur chaque arbre, sur chaque poteau. Et si tu tends bien l’oreille, derrière le cliquetis des perches à selfie se déployant, tu entendras partout une douce musique qui s’occupera de finaliser ce processus d’apaisement dont tu avais tant besoin.

 

Si Hoï An se vit la nuit, la balade diurne n’est pas en reste. Après le spectacle son et lumières des lanternes, voici l’entrée en scène des façades de la vieille ville. Ici les fabuleux ocres et autres jaunes pailles se mélangent aux bleus délavés par les nombreuses inondations que subit la ville, inlassablement, année après année pendant la saison des pluies. L’Aqua Alta vénitienne peut revoir sa copie, ici on parle d’1m70 d’eau à l’intérieur des maisons, des boutiques qui, avant la belle saison, afin de pouvoir à nouveau proposer de jolis Ao Daï ou des toiles au couteau toutes plus belles les unes que les autres et autres souvenirs, devront faire peau neuve.

 

 

Depuis le début de la Petite Escapade, nous constatons que le secret d’une étape de voyage réussie relève d’un savant mélange de visites, détente et amusements de manière à ce que toute la famille puisse s’y retrouver et c’est probablement la raison pour laquelle Hoï An nous a tellement plu. À côté de son magnifique centre historique, voici qu’elle nous offre un joli petit bout de sable... Si le Routard nous affirme que nous n’y verrons pas un chat et ne serons perturbés que par le bruit de quelques moteurs de barques de pêche, la vérité est ailleurs… plutôt du type Blankenberge :-) Ici, il faut payer son parking vélo, il est possible de faire de la banane ou du jetski et les transats s’alignent par milliers, appartenant tous à un restaurant qui vous les offrira en échange d’un lunch de midi. Tous, sauf celui sur lequel nous avons jeté notre dévolu qui en plus de servir une nourriture plutôt fort moyenne nous fera payer notre chilling-time au prix fort tout en nous interdisant la magnifique et délicieuse pizza du restaurant voisin !!! Qu’à cela ne tienne, nous sommes juste en face de la mer et regardons les filles s’amuser dans des hautes vagues qui les font disparaître l’espace de quelques secondes et réapparaître dans de grands éclats de rire. Nous étions parti pour quelques heures, nous y resterons la journée avant de reprendre nos vélos pour rentrer vers le centre.

 

Si le centre est piéton, il n’en est rien pour le reste de la ville et c’est dans une frénésie motorisée que nous rejoignons, tremblants, notre hôtel. Nos jambes ont touchés des carrosseries, nos guidons des rétroviseurs mais nous sommes en vie. Nous ne réitèrerons pas l’expérience vélo, nous écartons définitivement l’option moto.

 

La mer est un formidable terrain de jeu alors nous nous laissons tenter encore une fois. Une journée de plongée pour moi, une journée de snorkeling pour Stéphane est les filles : tous ensemble sur le même bateau ! Passée la déception de s’être retrouvé à 70 sur un bateau qui n’en contient jamais que la moitié passée la désagréable surprise d’une eau plutôt revigorante dans laquelle il est difficile de rester une heure en plongée ou en snorkeling tant l’équipement proposé n’est pas adapté, il nous reste le souvenir d’un lunch tant délicieux que gargantuesque sur une plage perdue au milieu de la Mer de Tonkin.

 

 D’une dernière excursion, une balade en basket-boat à Coconut Village, nous ne garderons que le souvenir de quelques superbes clichés dont, à l’image de nombreux artistes d’Hoï An, nous sommes plutôt fiers! Nous oublierons très vite qu’ici le pêcheur traditionnel est devenu chanteur de karaoké ambulant, danceur-toupie sur coques de coco ou encore lanceur de filets ramenant plus de dollars que de poissons !

C’est l’éternel débat du tourisme de masse avec ses avantages et ses inconvénients ; des opportunités aveuglantes qui font oublier de seulement entrevoir les menaces… Mais peut-on leur en vouloir ?

 

 

Finalement, en quelques jours, Hoï An nous a fait tomber à ses pieds… totalement amoureux. Depuis le début de l’aventure, c’est la première fois que nous rechignons à nous en aller… On se réjouit de la suite de La Petite Escapade vietnamienne mais, à l’heure d’écrire ces lignes, on se languit déjà de cette inspirante cité qui, à l’image de ses lanternes, nous offre tant de facettes qu’il est bien compliqué de se dire qu’on en a vraiment fait le tour…

 

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