Pékin - Et si on restait ?

May 30, 2018

 

 

Du 23 au 30 mai

 

Depuis notre arrivée à Pékin, Stéphane et moi nous chamaillons afin de savoir qui aura la lourde mission d’écrire notre (trop courte) pause dans la capitale chinoise. On sait, on devine l’exercice périlleux. Nous qui ne voulons pas écrire le xième blog « bons plans à …», comment ne pas tomber dans le descriptif face à tant de choses découvertes, admirées, devant tant de diversité proposée ? Comment parvenir à refléter parfaitement un sentiment que nous n’arrivons même pas à décrire lorsque nous nous y essayons entre nous ?

Et puis… c’est aussi, depuis le début de La Petite Escapade, une sorte de grand city-trip, tellement différent de ce qu’on a fait jusqu’ici… Bref, j’ai perdu ! C’est moi qui m’y colle et je ne sais pas par où commencer !

 

Peut-être devrais-je remonter à plusieurs semaines avant notre arrivée, lorsqu’on se rend officiellement compte que 7 jours ici, ça risque de ne pas suffire car la liste des choses à faire, à voir et ne surtout pas manquer est énorme. Hors, nous savons qu’avec les filles, les circuits journaliers proposés par les guides du Routard et autre Lonely Planet ne sont pas réalistes, absolument pas taillés pour les familles.

 

Généralement, lors de nos étapes, nous laissions une grande place à l’improvisation mais ici nous devons composer avec minutie notre programme afin de ne rien manquer. Nous compulsons activement quantité de blogs, de guides, de pages Facebook et googlons à tout va !

Et Oui… On arrive même à faire tout ça depuis la Chine… :-)

 

Le programme enfin établi, il nous semble coller à une réalité qui est la nôtre depuis 5 mois maintenant : des activités culturelles, un brin d’histoire (quelques temples incontournables), de longues balades contemplatives, des découvertes gastronomiques (il faudra quand même bien le goûter ce fameux canard laqué !), des périodes d’amusement pour que les filles ne nous abandonnent pas en cours de route et surtout… l’organisation d’une journée INOUBLIABLE pour l’anniversaire d’Adèle dont les attentes étaient sérieuses... C'est qu'on ne trouve pas un bébé buffle sur un claquement de doigts! ;-)

 

 

Nous arrivons donc à Pékin assez sereins d’autant plus que les dieux de la météo sont avec nous ! Nous ne devrions quasiment pas voir l’ombre d’un nuage de toute la semaine ! La seule incertitude, reste « l’état de la ville »… car beaucoup de blogs nous font peur : qualité de l’air insoutenable, pollution, saleté, odeurs… on a vraiment tout lu !

 

Une fois n’est pas coutume, je n’attendrais pas la conclusion pour vous le dire : nous avons adoré Pékin dès le premier jour, dès les premières minutes… lorsque nous sortons du métro, que nous quittons la ville sous la ville et apercevons la lumière du jour, le beau ciel bleu, les larges trottoirs, les pistes cyclables, les rues immaculées et les hutongs menant à notre guesthouse, nous oublions la dureté de certains récits.

Soit nous n’avons pas le même Pékin sous les yeux, soit nos seuils de comparaison ne sont vraiment pas en ligne !

Attention, la pollution de l’air est toutefois une réalité que je ne nie pas ! Il suffit d’en parler avec l’un ou l’autre local mais c’est un des prochains grands enjeux connus de la capitale chinoise qui met déjà en place des pistes de solution (circulation interdite certains jours de semaine pour certains véhicules, mise en avant des transports en commun, …)

 

Très vite, de notre côté, nous adoptons le métro comme moyen de transport unique. Il est étendu, rapide, ponctuel et ultra-facile à utiliser. De plus, en cette période caniculaire, il nous permet de rayonner entre les différents sites touristiques de la ville en nous mettant, l’espace de quelques minutes à l’abris des fortes chaleurs.

 

Nous avons adoré cette ville qui se laisse adopter en l’espace de quelques heures. Cette ville dans laquelle on se sent rapidement en terrain connu, comme si on y avait toujours été, comme si on y avait toujours habité.

Si ce n’est l’expérience de la Cité Interdite qui, à moitié fermée aux touristes pour cause de rénovation, nous a donné l’impression d’étouffer dans la masse, nous ne nous sommes jamais senti oppressé.

 

Mêmes le weekend vécu « comme des pékinois » nous semble respirable alors que nous nous rendons au parc du Temple du Ciel (un des plus fréquentés de la capitale), que nous visitons les Hutongs ou encore que nous retrouvons Gilles et Anne-France, anciens potes de fac et tout fraîchement expatriés, pour quelques Chouffes dans un bar à bières belges de l’un des quartiers les plus effervescents.

 

Pékin n’oppresse pas mais pourtant, Pékin est souvent bruyante, parfois même assourdissante… Le bruit est partout car le Chinois crie… tout le temps ! Pour dire bonjour, pour commander une bière ou son repas, pour manger, pour attendre…

Le bruit est partout car le Chinois crie… où qu’il soit ! Dans la rue, le métro, un commerce, un restaurant ou même un temple…

La quiétude des temples que nous visitions dans les autres pays n’existe plus… ici pendant que l’un prie à genoux, l’autre s’époumone à ses côtés, hurlant sa tranche de conversation dans un téléphone tenu face à la bouche, le haut-parleur activé.

 

En matière de téléphone, le pékinois est d’ailleurs déjà passé à l’étape suivante de l’évolution darwiniste.

 

Ici, il n’y a plus de vie sociale que ce soit avec ou sans Facebook (puisque pour rappel, c’est interdit en Chine…). Le Chinois vit désormais courbé, tête baissée, les yeux rivés sur son écran à tout moment de la journée. Du quai de métro jusqu’à l’intérieur de la rame, il évolue à travers son smartphone (lorsqu’il n’en a pas deux ou trois). Il va jusqu’à manger en face de son amoureuse, absorbé dans le dernier épisode d’une série qu’il pourra revoir 100 fois en streaming et s’adonnera à la même addiction tout au long d’un repas en tête à tête père-fils (doit-on ici vraiment préciser que le gamin doit avoir 6 ou 7 ans…)
 

Pourtant, paradoxe extrêmement perturbant, le Chinois est autant attentif qu’attentionné lorsqu’il quitte son écran des yeux, à l’image de Tom, notre Driver pour notre aventure sur la Grande Muraille : un accueil à coups de peluches (une pour chaque fille), de bouteilles d’eau fraîche, d’explications généreuses sur la culture chinoise depuis l’histoire du quartier dans lequel nous dormions jusqu’au devenir de la capitale ! Et ce n’est en rien l’exception : le Chinois dans son pays est serviable, aimable, gentil, toujours là pour aider, pour rendre service, prêt à tout pour faire aimer son pays.

 

 A l’instar de Hanoi, et bien qu’elle soit complètement différente, Pékin nous a charmé par son atmosphère. Malgré les cris incessants, les dépassements « naturels » dans la fils d’attente (auxquels on a vite mis fin, foi d’Adèle), les raclements de gorge et les crachats gutturaux qui finissent par nous amuser plus qu’autre chose, Pékin vit magnifiquement bien entre son omniprésence historique et sa modernité en constant développement et poussée, il est vrai, par la croissance économique démentielle qu’elle « subit ». Ici, les nouveaux quartiers poussent à une vitesse folle, déménageant d’un coup 2 à 3 millions de chinois de l’hyper-centre vers la périphérie tout en bénéficiant de tout le confort nécessaire.

 

Pékin nous charme car elle mêle à merveille hauts buildings, artères à 6 bandes et quartiers villageois sans faire de ces derniers des ghetos. De Sanlitun aux Hutongs, des tours modernes sur-illuminées aux modestes demeures villageoises, c’est pourtant le même Pékin. Cette ville qui laisse une place immense aux espaces verts, aux longues promenades où laisser déambuler ses enfants en vélo, en roller tout en admirant un haut lieu d’histoire et de culture, du parc olympique au palais d’été en passant par le temple du nuage blanc et bien d’autres encore, combien de fois ne nous sommes-nous pas dit : « Je nous vois bien vivre ici, je pense que les enfants seraient bien ! »

 

 Je ne pourrais terminer sans parler du sentiment de sécurité dans lequel on a baigné pendant ces 7 jours à Pékin. C’est vrai qu’il faut souvent montrer « patte blanche », présenter son passeport ou ouvrir son sac mais j’avoue que ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie autant en sécurité chez nous, en Europe, en Belgique, à Liège… Nous ne débattrons pas ici de la politique chinoise qui a ses limites, nous en convenons mais force est de constater, qu’elle a aussi quelques avantages.

 

Bref, on a passé une semaine à Pékin et on a adoré…

Aujourd’hui j’en viens presque à envier (oserais-je le terme « jalouser » ?) Anne-France, Gilles et leurs deux petits monstres d’oser tenter l’expérience expat dans cette grouillante capitale chinoise qui nous a charmé dès les premières secondes et dans laquelle il reste tant de merveilles à découvrir !

 

 

Difficile de résumer 7 jours à Pékin en quelques photos... Retrouvez donc une plus large sélection sur notre page Facebook - La Petite Escapade ou dans les différents albums liés à Pékin:

>> Arrivée, Jour 1 - La Cité Interdite

>> Jour 2 - Anniversaire d'Adèle, le Cube, Piscine du parc Olympique

>> Jours 3, 4, 5 - Temple des Lamas, Hutong, Sanlitun, Temple du Ciel, Temple du Nuage Blanc

>> Jour 6, 7 - La Grande Muraille et le Palais D'été

 

 

 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Vous pourriez aussi aimer...

L'Allemand qui Parlait à l'Oreille des Pigeons

September 26, 2018

Singapour - La Fierté du Père!

July 26, 2018

1/15
Please reload

DSC00367
fb5f8458-ebea-44a8-98f8-cd2b56284e9c
DSC09891
IMG_1793
DSC08439
DSC07864
DSC07593
DSC06796
DSC06863
IMG_8396
DSC06652
DSC06565
d7dac7fc-8178-4e26-8130-083444a3fca7
DSC05203
IMG_4614
DSC04002
DSC03960
DSC00305

© 2018 by La Petite Escapade