Kyoto – Mon Village à Vélo

June 12, 2018

Du 07 au 12 juin.

 

 

Je trépigne d’impatience, l’excitation est à son comble… C’est enfin à mon tour de vous narrer ce Japon dont on est tombé amoureux au premier regard et auquel on s’accroche de plus en plus ! Autant j’avais peur de me mettre à écrire Pékin, autant ici, j’ai des millions d’idées qui se bousculent au bout de mes doigts ! Il va pourtant falloir faire le tri !

 

Donc, comme Stef se plait à le dire, la citadine, l’amoureuse des villes, la passionnée des lumières, des fourmilières humaines, d’un urbanisme bien réglé, celle qui dégaine son appareil photo pour un néon qui clignote ou un building finement tracé, c’est moi!

Et Kyoto, dès notre « majestueuse » entrée en gare (faut dire, un Shinkansen – train le plus rapide au monde – , ça claque quand même… ) ne m’a pas déçue: un bâtiment magnifique de verre et d’acier (voir album Kyoto Station – Black & White), percé d’énormes puits de lumières sur la ville laissant paraître tantôt la tour de Kyoto, tantôt l’un ou l’autre Building et autres Malls… ça m’en a mis plein les yeux!!!

 

 

Et puis c’est tout…

Oui, c’est tout… car à l’échelle des villes, lorsqu’on quitte Pékin-La-Millénaire, qu’on a profité de Tokyo-La-Frénétique, et bien, la petite cousine fait presque office de village de campagne. Presque mais pas tout à fait car si ici, tout est plus calme, plus bas, plus doux, plus vieux, plus « authentique », plus intemporel, plus lent, l’ancienne capitale nipponne n’est pas en reste et propose une multitude de découvertes toutes plus intéressantes les unes que les autres!

 

D’ailleurs, en préparant cette portion d’escapade (et oui, de temps en temps, c’est moi qui m’y colle), j’ai eu un instant de panique quand, en pleine recherche documentaire, je me suis rendue compte que je voulais faire à peu près tous les temples. Sachant que la bourgade en compte un peu plus de 3000 et qu’on ne restait que 4 jours pleins sur place, c’était un peu... comme qui dirait... tendu…

 

Ici, pour une raison ou pour une autre, chaque temple est « le plus beau de quelque chose »: le plus beau des temples d’eau (Pagode d'Or), le plus beau des temples avec Tori (Fushimi Inari), le plus beau des temples avec érables (Eikan-Do), le plus beau des jardins zen (Ryoan-Ji)

 

Choisir c’est renoncer mais ceux qui me connaissent savent que je déteste renoncer. Pourtant, ici, le sors le fera pour moi. Le « plus beau temple de mousse » (si, si… je vous jure), le seul, l’unique, celui dont je suis tombée amoureuse par Lonely Planet interposé, celui pour qui je tuerai (OK, je m’emballe peut-être un peu)… n’aura pas la chance de me recevoir… (voir leur site pour baver un peu comme moi...)

 

Cher lecteur, nous sommes en 2018 à l’heure où j’écris cette bafouille et pourtant… Ici, il aurait fallu « postuler » en bonne et due forme: expliquer notre motivation à vouloir visiter ce merveilleux Saiho-ji; s’y prendre trois semaines (au moins) à l’avance, en japonais (de préférence), par courrier postal (uniquement) en n’oubliant surtout pas de joindre l’enveloppe-réponse timbrée mentionnant votre adresse (Au Japon! Of Course!).
Bref, c’était mort dans l’œuf et même si j’en suis la victime, je ne peux qu’applaudir des deux mains la volonté, ici manifeste, de se préserver du tourisme de masse contre lequel nous pestons si souvent depuis le début de notre Petite Escapade.

Et puis… qu’à cela ne tienne, ça nous fera – s’il en fallait une de plus – une bonne raison de revenir au Japon!

Et puis… il en reste toujours 2999 autres à visiter!

 

Suivant donc les conseils merveilleusement avisés d’autres « Familles Autour du Monde » (les FAM pour les intimes), nous optons pour visiter notre Kyoto-Village en vélo!

 

Et là, nous découvrons les Japonais. Pas ceux de Tokyo, adorables mais qui, pris par la frénésie de la capitale, trop cosmopolite, trop internationale ne prêtent plus vraiment attention à la présence d’une famille de voyageurs.

Non, nous découvrons ici la gentillesse incarnée des Kyotoïtes au travers un vieux monsieur et sa fille, loueurs de vélo, qui prendront un temps fou à régler au millimètre les sièges des enfants ainsi que chacune des sangles; qui choisiront un petit coussin assorti aux casques qu’ils prêteront gracieusement avant de nous offrir des bouteilles d’eau gelée assorties de sachets friandises pour les filles… et des origamis… ne jamais oublier les origamis!

 

C’est donc en vélo que nous virevoltons sur les trottoirs (!!!) de la capitale culturelle du Japon… que nous filons à toute allure de temple en temple afin de n’en rater aucun (ou en tous les cas le moins possible).

 

C’est en vélo aussi qu’on vivra notre première douche de saison des pluies: de ces énormes gouttes qui tombent dru, s’abattent en une fraction de seconde sans crier gare et qui ne nous laissent que peu de chance de nous en sortir sans être trempés comme les canards des berges de la Kamo-Gawa…

Alors quitte à être mouillés, nous filons tout droit au « Onsen », cet ancêtre des Spa modernes. Après une première expérience amusée à Tokyo, nous replongeons avec entrain dans un bain public. Cette fois, on a choisi le plus vieil établissement de la ville perdu quelque part, au fin fond d’une ruelle. Si l’obligation de nudité est troublante dans les premières minutes, les vieilles dames nous mettent vite à l’aise, prenant quasiment les filles par la main pour leur montrer le rituel traditionnel: cette douche que l’on prend, assis sur un tabouret en se frottant énergiquement le corps à grands coups de savon et de shampoing gracieusement mis à disposition avant de se plonger dans des bains d’eau de source naturellement chaude (voire très chaude)…

Les filles adhèrent et se mettent même à expliquer comment se comporter à une autre européenne qui voulait vraiment y entrer en maillot! Elles vont d’un bain à un autre, testant la différence entre les senteurs de cyprès, celles d’herbes mais restent quand même perplexe face au bain « électrique » qui déclenche à chaque fois que je m’en approche de grands cris de détresse chez Adèle!

 

Mais si Kyoto se visite au travers une errance savamment organisée, il ne faut jamais oublier de préserver les filles pour qui « trop de temples tue le temple ». Elles qui ne comprennent pas nécessairement pourquoi il faut impérativement voir une pagode d’or puis quand même une autre d’argent; qui trouvent que quand tu as vu un Tori rouge, c’est comme si tu en avais vu mille et que l’arbre couvert de mousse du jardin zen de gauche ne vaut guère plus que celui de droite!

Qu’à cela ne tienne – Kyoto possède tellement d’autres joyaux!

 

Je pense à l’immersion improvisée dans la vie nippone lors d’une séance Karaoké vécue avec entrain (Céline en tremble encore) et larges tranches de fou-rires.

 

 

Mais aussi, par exemple, au marché couvert de Nishiki– très touristique (et donc un peu cher) il faut bien l’avouer – qui nous offre une jolie opportunité de découvrir encore un peu plus la gastronomie japonaise autrement qu’au travers les très ludiques restaurants de train à sushis! Adèle fond instantanément pour la glace au thé Matcha dont elle devient une fan inconditionnelle tandis que Nelle, plus classique, ne jure plus que par le goût vanillé et crémeux à souhait du lait d’Hokkaido…

 

Juste à côté, on ère au travers de jolies rues commerçantes où se mêlent grandes enseignes internationales et quelques échoppes locales qui résistent vaillamment!

Mais l’ombre des temples ne plane jamais très loin… Ici, ils sont parfois microscopiques, parfois kitch au possible du genre « insert a 100 Yen Coin and Enjoy a Dancing Buddha!!! ». Bien évidemment, c’est le genre de temple que les filles adorent !

 

Nous prendrons également le temps d’une balade dans les vieux quartiers de Kyoto qui sont toujours aujourd’hui les repères des Geishas – bien moins nombreuses que par le passé, évidemment – et on s’amuse de voir les filles les rechercher au travers la foule pour enfin en découvrir une et se laisser impressionner!

 

Il en reste des choses à dire au sujet de Kyoto.

 

Je pourrais vous parler des heures de cette ville qui tente de m’amadouer au point de planter de merveilleux hortensias au pied de quasiment chacun de ses arbres, au point de sentir bon la pivoine et de parsemer de-ci de-là, des touches rouges intenses comme seuls peuvent en fournir les plus beaux des érables!

 

Je pourrais vous dire que je veux absolument revenir voir « Le plus beau des temples au printemps » et son homologue automnal, vous dire qu’ici, même l’hiver doit être magique!

 

Je pourrais vous dire que nous n’avions pas prévu le Japon mais que Kyoto me confirme qu’il m’aurait incroyablement manqué.   

 

 

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