Osaka en a tremblé!

June 17, 2018

 

Du 14 au 17 juin. 

 

Stéphane, une semaine avant d’entrer au Japon : « Tu veux vraiment aller à Osaka? »

Stéphane, dès notre arrivée à Tokyo : « Tu veux vraiment qu’on passe par Osaka, tu y tiens beaucoup ? »

Stéphane, quelques toutes petites heures plus tard : « Oui, mais pourquoi tu veux aller à Osaka ? »

« Parce que c’est les plus belles lumières de tout le japon ! »

 

Et le silence, le « blanc » laissé par cette réponse improbable à ses yeux fut long, très long…

 

S’il vous fallait encore une preuve de mon penchant citadin luttant corps et âme contre son versant montagnard, la voici donc.

Et comme mon amoureux n’est pas contrariant, juste avant notre escapade alpine qu’il lui tarde tant de vous compter, il nous a prévu 3 jours pour avoir bien le temps de les admirer ces fameuses illuminations nocturnes de Dotonbari !

 

C’est donc le 14 juin, en début d’après-midi que nous avons osé débarquer en territoire rebelle puisqu’il parait qu’à Osaka, on est comme ça ! On revendique la différence, la fierté d’être (soi-disant) moins sympa que tous les autres japonais ou encore le fait de ne rien faire comme tout le monde (les mauvaises langues diront que sur ce point, cette ville est faite pour nous…).

Mais attention, gardons toutefois à l’esprit que nous sommes au Japon, au pays du (za)zen et du soleil levant… Le rébellion se limitera donc à prendre les escalators et à descendre les escaliers sur la droite et non sur la gauche. Vous en conviendrez, c’est quand même du lourd.

 

Nous voici donc tout perdus, chamboulés dans nos repères, essayant tant bien que mal de nous frayer un chemin afin de toucher à mon petit Saint Graal sur cette destination – le centre névralgique d’Osaka – Dotonbari ! Après s'être fait chassé d'un wagon de métro exclusivement réservé aux femmes (oh!), nous voici donc à bon port!!! Une seule rue ou presque, un fabuleux bordel organisé où l’on ne sait tout bonnement pas où donner de la tête ! Ici, les 5 sens sont en alerte maximale : au-delà des lumières que nous verrons briller de plus en plus avec la nuit qui s’avance, c’est au brouhaha d’une foule compacte comme jamais que nous nous orientons vers les stimuli olfactifs des nombreux restaurants devant lesquelles des files – parfois immenses – se forment…

« sérieux, il est si bon que ça son crabe ? » 

 

On finira par jeter notre dévolu sur LE restaurant d’Okonomiyaki d’Osaka – celui qui te sert des crêpes fourrées directement sur un teppanyaki (une plaque chauffante) privatif et qui te le noie sous une délicieuse mayonnaise artistiquement expédiée depuis un bon mètre au-dessus du met sous les yeux médusés de Nelle et Adèle !

Mais surtout, nous gouterons enfin à une des boissons préférées du Japonais, presque devant le sake en termes de popularité, j’ai nommé le High Ball… Ce savant mélange de whisky et de soda que, personnellement, nous préfèrerons agrémenté de citron et de miel !

 

 Mais limiter Osaka à ses enseignes clignotantes, ses poulpes et ses crabes géants ou encore à son célébrissime Joggeur lumineux serait injuste !

Et non… Osaka, ce n’est pas que la Custard Cream légère et onctueuse (J’en rebave rien que de l’écrire) du Beard Papa’s même si aux yeux de toute la petite famille… ça serait déjà largement assez !!!

 

Il y a aussi son marché dans lequel, comme à chaque fois, nous nous sommes régalés !!! Passant d’une pomme d’amour (grande première pour les filles) à de délicieux sashimis coupés minutes, nous n’avons toutefois pas osé la « saucisse avec un os » qui nous laisse un peu perplexe (faut-il également y voir une forme de rébellion ?). Nous ne craquerons pas non plus pour les fruits emballés, puis protéger, puis réemballer une troisième fois et cela de manière individuelle à grand coup de célo ! Y a pas à dire… pour les japonais, le plastique, c’est toujours fantastique !

 

 En fait, Osaka est une ville où il fait bon errer sans but précis : seul moyen de trouver, après une mémorable gamelle dont seule Nelle à la secret, un tout petit temple de rien du tout perdu sous la mousse au cœur de l’ancien Red District de la ville.

 

Errer afin de prendre le temps de discuter avec des scouts en mission « anglais » au château d’Osaka, de questionner de jeunes ados sur le système scolaire nippon ou encore de dégoter un fabuleux restaurant dans les méandres des sous-sols du quartier de la gare où l’on vous crie la bienvenue et l’au-revoir tout en vous servant des petites brochettes commandées en les pointant juste du doigt, là… entre vous et le cuisinier qui les grillera minute sous vos yeux !

 

Oui, à Osaka, malgré le côté grouillant de la capitale gastronomico-festive japonaise, il faut prendre son temps…

Le temps aussi de rester un peu à la guesthouse (toute neuve) et partager un match de foot avec les jeunes managers en buvant du sake et mangeant du chocolat (japonais).

 

Puis, il nous faut déjà la quitter cette ville lumière…

Un vibrant au revoir, au sens propre, puisque de timides secousses se font ressentir tandis que nous bouclons nos sacs ; nous les mettons rapidement sur le dos du chantier tout proche, sans nous en inquiéter davantage. Il s’agit pourtant bien du prélude au tremblement de magnitude 6 (sur la très pragmatique échelle nipponne – dite de Shindo – allant de 0 à 7, en fonction du nombre de meubles et d’immeubles encore debout une fois le calme revenu) qui frappera la belle Osaka, ainsi que Nara et Kyoto le lendemain matin… alors que, de notre côté nous aurons la chance de nous réveiller d’une bonne nuit de sommeil à Kanazawa…

 

 

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